CHAPTER 2
MELANCOLIES
Une fois arrivé chez elle, un courrier attira son attention, c’était Albert qui lui demandait de venir instamment.
C : Tiens c’est bizarre, son ton a l’air plus soucieux que d’habitude. Pas une lettre de Terry, il doit être pris, je suppose se dit Candy en soupirant, déçue. Une écriture inconnue attira son attention sur plusieurs lettres. Elle en ouvrit une, C’était Niel qui lui faisait des déclarations d’amour ou plutôt des menaces. Décidément, il ne s’arrange vraiment pas ! Quel idiot se dit Candy. Il va falloir que je retourne voir mes petits malades, le docteur Martin doit avoir fort à faire
Georges l’attendait dés le lendemain sur le perron, très ponctuel comme d’habitude.
C : Bonjour Georges, savez-vous comment va Albert ? Je le trouve un peu bizarre dans la lettre qu’il m’a envoyée
G : Ne vous inquiétez pas Mademoiselle, tout tout va bien
C : Georges vous êtes sûr que çà va demanda Candy avec insistance
G : Mais oui, je vous assure, Mademoiselle lui dit celui-ci avec un ton hésitant
C : On me cache quelque chose et je voudrais bien savoir quoi se dit Candy, j’espère que ce n’est pas une mauvaise nouvelle.
A : Bonjour Candy comment vas-tu ? Merci d’être venue aussi vite
C : Bonjour Albert, qu’est-ce qui se passe ? Je suis vraiment inquiète, il y a quelque chose qui ne va pas ?
A : mais non que vas-tu chercher là, tout va très bien, je t’ assure. J’espère que Niel s’est calmé sinon c’est moi-même qui vais lui faire comprendre certaines choses, crois-moi !!
C : quelque chose ne va pas, il est différent, il a l’air préoccupé mais qu’est-ce qui se passe ? Il a changé, il est maintenant en costume, décidément, je crois que je m’étais pas rendu bien compte de l’importance qu’il pouvait avoir et surtout de son pouvoir et de sa réputation
A : Je voulais te voir Candy avant de partir
C (blêmit) : Comment Albert, vous partez ? Oh non ! Je vous en prie, ne faites pas comme çà
A : Ne t’inquiètes pas, il faut juste que je retourne en Europe pendant quelques temps,
C : En Europe mais je pourrais rejoindre Terry alors se dit Candy. Et où çà Albert en Europe
A : En Ecosse, berceau de notre famille, cela ne m’enchante pas, mais je suis vraiment obligé d’y retourner. Un conseil se tient et je tiens à en être
C : (Alors comme çà, le berceau de la famille André est en Ecosse ? Cela explique tout, pourquoi Ali, Archi et Anthony étaient en kilt quand je les ai rencontrés Albert lui tourna le dos devant la fenêtre)
C : Je pourrais aller avec lui rejoindre Terry en Europe, il me manque tant, soupira Candy. Albert qu’est-ce qu’il y a, dites-moi, je vous en prie
Albert se retourna et fut frappée de la similitude d’attitude qu’offrait Candy avec sa défunte sœur Rosemary Brown, c’était vraiment troublant
A : Candy, il faut que je te dise, avant de partir, je serais absent deux mois au moins, la famille ANDRE est très connue en Ecosse, l’une des plus connue même si je n’aime pas en faire part, car cela ne change rien mais il faut que tu saches. Nous sommes cousins en fait avec la dynastie STUART qui comme tu le sais, ont été momentanément rois d’Ecosse.
C : Quoi ??? Mais Albert comment se fait-il ? Je ne, je ne peux pas, c’est impossible. Moi appartenir à votre ? Je, mais je ne . Candy se mit à bégayer
A : Je t’en prie Candy, t’adopter dans notre famille n’a été que du bonheur. De par ta gentillesse et ta douceur, tu as tellement apporté, reste, je t’en prie.
C (les mots de Sœur Maria et de Mademoiselle Pony revirent aux oreilles des Candy) : Merci Albert, puisque vous me le demandez si gentiment, je reste. Mais comment se fait-il que la famille soit éparpillée ainsi, je ?
A : C’est un peu compliqué, je t’expliquerais. Je dois passer voir la tante Elroy que je dois voir demain et ai deux étapes à faire en allant en Europe pour affaires
C :(il ne demande même pas de venir avec lui, je ne peux pas lui demander d’annuler ces étapes pour moi et pourtant ce serait l’occasion ou jamais pour moi de pouvoir voir Terry. Curieusement Candy sentait qu’Albert lui cachait quelque chose mais elle n’arrivait pas encore à savoir quoi. Elle sentait aussi qu’elle était appelée à autre chose, elle ne savait pas si Flanny était partie en France, mais si ce n’était pas le cas, il ne faudrait pas la pousser.)
C : (Et pourtant cela me coutera de laisser la maison de Pony derrière moi ainsi que mes amis, Annie et Archibald, mais j’ai envie de me rendre utile, d’apporter quelque chose .J’ apporte quelque chose chez le docteur Martin, mais j’ai envie de passer à une autre dimension. Il faudrait que le dise à Albert mais il a l’air tellement curieux aujourd’hui, je ne pense pas que ce soit son nouveau rôle qui lui monte à la tête, je commence à le connaître quand même, non c’est autre chose)
A : Candy ?
C : Oui ?
A : Ne t’inquiètes pas, même si je pars momentanément, je laisserais des consignes pour qu’en aucun moment, tu ne sois ennuyée, je te le promets
C : Merci Albert, mais il n’a pas intérêt à recommencer car il verra de quel bois je me chauffe !!
A : Oh, çà je me doute !! Pas de souci
C : (Mais pourquoi ne me demande-t-il pas de venir en Europe avec lui ? En temps ordinaire, je suis sûre qu’il me l’aurait proposé, je ne sais pas pourquoi, il y a quelque chose qui ne va pas, quelque chose d’important..)
Elle pensait à Terry, mais aussi à d’autres choses, c’était bizarre, certaines choses tournaient dans sa tête, elle qui croyait à voir clair, était finalement confuse
A : Candy, veux-tu que nous fassions quelques pas dans le bois derrière ?
C : Bien sûr, (il va peut-être me dire quelque chose cette fois, enfin !)
Le temps était à l’automne et se préparait, les feuilles commençaient à prendre de belles couleurs, il ne faisait pas encore trop frais, les dernières chaleurs se retiraient mais le temps s’enveloppait de douceur, le soleil de fin d’après-midi jouait à cache-cache avec les arbres.
Ils marchèrent doucement chacun perdu dans leurs pensées.
C : Tiens, sans s’en apercevoir, on est arrivé vers la cascade d’Archibald.
Candy ne ruminait pas, à juste raison, tout le monde avait grandi et mûri et pourtant, elle était comme à la recherche d’un temps perdu. Elle savait que la roseraie était derrière mais curieusement son instinct lui disait que ce n’était pas le moment d’y aller, elle se sentait bizarre.
A : Asseyons-nous
C : Il a l’air préoccupé, il y a une chose, il ne va pas habiter tout seul dans une aussi grande maison, quoique, s’il recommence à voyager…
L’eau scintillait avec le doux clapotis de la cascade qui ruisselait comme un fils d’argent.
A : Candy, je voudrais savoir, regrettes-tu vraiment d’avoir été adoptée par la famille ANDRE ou as-tu été au moins une fois heureuse parmi nous ? Même si je sais que notre famille n’est vraiment pas des plus parfaites. Je me dis que tu as sans doute bien souffert parfois
C : Mais Albert, je .. (Candy rougit, car il y a quelques jours, elle voulait lui dire qu’elle voulait sortir de la famille ANDRE et là, elle, devant quelqu’un d’aussi sincère, elle ne savait pas quoi dire. « Ma petite fille, même si rien n’est parfait, ne néglige pas la chance qui t’est donnée, car je sais qu’où que tu ailles, tu resteras toujours la même, tu ne te trahiras pas. N’oublie pas » lui avait dit Mademoiselle Pony avant de partir)
Mais Albert, non je ne regrette rien, je vous assure. Même si des choses ont été difficiles pour moi, je ne regrette rien, sinon, je n’aurais jamais connu des gens aussi merveilleux . Je je vous assure, non.. je ne regrette rien. Je serais je serais toujours digne de votre famille !
Elle se surprit à pleurer en silence d’un coup.
A (le dos tourné) : de toute manière, quoiqu’il en soit, personne n’influencera tes choix et pourras faire ce que tu veux. Je je voulais te le dire..
C : Je, merci Albert
Ils s’en retournèrent et se relevèrent tous les deux quand soudain Albert s’approcha de l’eau, un reflet attira son attention
C : Mais Albert, attention
A : ne t’inquiètes pas, j’ai juste vu, quelque chose d’enfoui sur la rive
Il se baissa, creusa deux secondes et en retira un coffret en bois, il avait dû être très beau mais l’humidité avait fait gonflé le bois, il y avait des incrustations en nacre qui avaient pris la vase mais elles ne demandaient qu’à être nettoyées pour reluire
C : Oh çà alors ! Un trésor se mit à plaisanter Candy
A : Oui sourit Albert (comme elle est belle, dans le reflet du soleil couchant, elle ressemble tellement à ma sœur Rosemary, j’ai l’impression de la voir, c’est tellement troublant…) je ne m’attendais vraiment pas à trouver ce genre de chose ici
C : Qu’est-ce qu’il peut bien contenir ?
A : On va essayer de voir
Le mécanisme était verrouillé et surtout complètement rouillé
A : et bien, il faudrait rentrer pour voir ce qu’il contient
Candy et Albert rentrèrent. Après l’avoir complètement essuyé et nettoyé, le bois avait beaucoup souffert mais l’objet avait une autre allure. Confusément Candy croyait déjà avoir vu cet objet, mais elle se demandait où.
Toutefois, impossible de l’ouvrir malgré tous les efforts d’Albert, rien n’y fit
Chacun se sépara. Il lui avait dit qu’il viendrait lui dire au revoir le lendemain.
Candy dormit très mal cette nuit là, très agitée, elle se demandait ce qu’elle pouvait bien avoir, c’était surtout Albert qui lui faisait du souci, sans compter Terry qu’elle voulait revoir très ardemment, et la décision qu’elle avait quasiment prise d’aller en France.
C : Comme çà au moins, je vais pouvoir enfin être utile, pour une fois le nom des André pourra m’aider, mais c’est vraiment pour la bonne cause. Utiliser son nom à bon escient voilà comment je vois les choses
Candy s’endormit et sombra dans un sommeil sans rêves.